L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a organisé en partenariat avec la Fondation Paix et Solidarité (FPS) serafin aliaga appartenant à la Confédération syndicale des Commissions ouvrières d’Espagne une journée nationale d’information sur la promotion professionnelle, sociale et politique de la femme en Algérie le jeudi 20 octobre 2011 au siège de l’Institut national d’études et de recherches syndicales (INERS) à Alger.
Les représentants des partis politiques, du Ministères du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale et du Ministère délégué chargé la famille et de la condition féminine, du bureau du BIT d’Alger, du bureu de la FPS au Magheb,du mouvement associatif, des assemblées élues ont été invités à prendre part à cette manifestation. Parmi les personnalités invitées à cette journée, nous citerons, Abdelmadjid SIDI SAID , Secrétaire général de l’UGTA, Mme Louisa HANOUNE Présidente du Parti des travailleurs (PT), Mme Nouara Saadia DJAAFAR, Ministre déléguée chargée de la famille et de la condition féminine.
Après les souhaits de bienvenue de la Directrice de l’Instiut national d’études et de recherches syndicales (INERS), Mme Hadja KADDOUS ,qui à l’occasion a présenté les objectifs de cette rencontre, la parole fut donnée au Secrétaire général de l’UGTA Abdelmadjid SIDI SAID. Il déclare dans son allocution d’ouverture que la femme travailleuse doit occuper dans l’organisation et toutes les institutions de la société toute la dimension qui lui revient. Il a souligné par ailleurs que le syndicat est l’espace où doit s’exprimer en premier l’égalité entre les deux sexes. A propos de la place des femmes dans le syndicat, La Directrice de l’INERS,Hadja KADDOUS, qui pour rappel est élue lors de la session de la Conférence internationale du travail qui s’est tenue le mois de juin passé à Genève membre titulaire du conseil d’administration de l’OIT a mis en évidence le rôle important que joue le syndicat pour la promotion de la femme dans la société. Néamoins elle déplore la faible représentativité des femmes au sein des postes décisionnels à l’UGTA. Quant à la Présidente du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa HANOUNE, considère que le débat sur ce thème est venu en retard. La promotion de la femme est d’abord une responsabilité du gouvernement qui doit mettre les mécanismes et les moyens nécessaires pour dépasser les obstacles qui se dressent devant la promotion de la femme dans notre société. Cette dernière ne s’est jamais opposée à la promotion de la femme, déclare t-elle. D’autre part, elle refuse à ce qu’on réduise le taux de représentativité des femmes aux assemblées élues de 33% à 20%. Plus loin, elle rejette même le système des quotas qu’elle considère comme facteur qui se retourne contre l’émancipation de la femme, car il contribue à la formation des groupes clientélistes autour des hommes et les rendent plus indépendantes de ces derniers. Prenant la parole, Mme Nouara Saadia DJAAFAR, Ministre déléguée chargée de la famille et de la condition féminine en Algérie s’est déclarée favorable au taux de 30% apportée par le projet de loi organique portant la représentativité des femmes aux assemblées élues, car il « permettra à la femme d’accéder aux postes de responsabilité ». Au cours du débat, les intervenants ont été unanimes à déclarer que la promotion de la femme et son accès aux postes de responsabilité doit figurer parmi les axes prioritaires de tous les acteurs sociaux et politiques. Tous les arguments que tentent de présenter certains ne sont en vérité que des alibis qui servent à réduire la représentativité de la femme dans la sphère publique. La femme doit désormais investir pleinement le champ public et relever le défi pour accéder aux postes de décision déclarent –ils.